Les phrases complexes

Les phrases complexes

Les phrases complexes comportent deux ou plusieurs verbes. Ces phrases sont de cinq types :
• des propositions juxtaposées (qui se suivent sans mots de liaison).

  • Je l’ai vu, je l’ai reconnu tout de suite.

des propositions coordonnées, par des conjonctions de coordinations (car, donc, et, or, mais, ni, ou) ou un adverbe de liaison (et puis, alors, pourtant, etc.).

  • Il m ’a vu aussi mais il ne m’a pas reconnu.

• une proposition principale et une proposition subordonnée (complétive, relative, circonstancielle, interrogative) reliées par une conjonction de subordination, un pronom relatif ou un adverbe interrogatif.

  • Je crois qu’il n’a pas voulu te reconnaître.

une proposition principale et une proposition infinitive lorsque l’infinitif est complément du verbe de la principale.

  • Je n’arrive pas à le croire.

une phrase qui comprend une proposition incise (une phrase dans la phrase).En ce moment, tu sais, il a beaucoup de problèmes.

■ Ordre des mots dans la phrase complexe

► L’ordre des mots dans la proposition principale suit l’ordre des mots dans la phrase simple. Mais dans les propositions subordonnées, il est possible de trouver le sujet derrière le verbe.

  • Tu me diras où la ré union se tiendra.
  • Tu me diras où se tiendra la réunion.

► Comme dans les phrases simples, le verbe de la subordonnée ne doit pas avoir de complément d’objet et le sujet ne doit pas être un pronom. L’inversion est fréquente dans des propositions subordonnées interrogatives introduites par combien, comment, quand, où…
  • Sais-tu combien coûte ce livre ?
  • Je ne sais pas à quelle heure commence le cours.

► L’inversion est aussi assez fréquente dans les propositions relatives. Comme le pronom relatif indique la fonction, il n’y a pas de confusion possible.Les portraits que fait ce photographe (que ce photographe fait) sont toujours réussis, (que est un pronom relatif COD, photographe est sujet)

  • L’appartement où habite mon frère est très spacieux.
  • Les affaires dont s’occupe Jean-Guy sont assez mystérieuses.
  • La secrétaire à qui se sont adressés les étudiants n’était pas très aimable.

■ Mise en relief et phrases complexes

► La mise en relief par la construction c’est / ce sont + élément mis en relief + pronom relatif transforme une phrase simple en phrase complexe.

  • Damien a écrit ce livre. – C’est Damien qui a écrit ce livre.
  • Elle a acheté ces livres. – Ce sont ces livres qu’elle a achetés.
  • Pierre donne des cours à cet étudiant. – C‘est l’étudiant à qui Pierre donne des cours.
  • J’ai grandi dans cette maison. – C’est la maison j’a i grandi.

► Lorsque l’élément à mettre en relief est précédé d’une préposition, il y a deux possibilités :
C’est / ce sont + élément mis en valeur + pronom relatif.

  • C’est l’étudiant à qui Pierre donne des cours. C’est la maison j’a i grandi, (le pronom relatif indique la fonction)

C’est / ce sont + préposition + élément mis en valeur + que.

  • C’est à cet étudiant que Pierre donne des cours. C’est dans cette maison que j’ai grandi.

Selon la construction, il y a des sens différents. La mise en relief insiste sur la pré-­sensation ou la spécificité : c’est la maison où j’a i grandi (présentation : voilà la maison où j’a i grandi) ; c’est dans cette maison que j’a i grandi (spécificité : j’a i grandi dans cette maison et pas dans une autre).

► Cette construction (c’est … que…) peut servir pour mettre en valeur des complé­ments circonstanciels ou des subordonnées.

  • Je suis arrivé en retard à cause de lui. – C’est à cause de lui que je suis arrivé en retard.
  • Il s’est souvenu de moi quand je lui ai dit mon nom. – C’est quand je lui ai dit mon nom qu ‘il s’est souvenu de moi

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