Section II : La composante Discursive

Le figuratif :

      Nous pouvons nommer figuratif tout signifié, tout contenu d’une langue naturelle et, plus largement, de tout système de représentation (visuel par exemple), qui a un correspondant au plan du signifiant (ou l’expression) du monde naturel, de la réalité perceptible. On peut citer à cet égard la définition de Joseph Courtès : « Sera donc considéré comme figuratif, tout ce qui peut être directement rapporté à l’un des cinq sens traditionnels : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher ; bref, tout ce qui révèle de la perception du monde extérieur »[1].

      Nous avons vu dans la première composante qu’il est question d’un ensemble de règles qui manage la succession des faits d’un récit et analyse la fonction actantielle des personnages qui y jouent un rôle. On peut considérer le figuratif, ainsi, comme étant «  ces unités du contenu qui servent à qualifier, en quelque sorte à habiller, les rôles actantiels et les fonctions qu’ils remplissent ».[2]

2) Le thématique :

      Le thématique, quant à lui, il se caractérise par son détachement avec l’univers du monde naturel : il s’agit de contenus, de signifiés des systèmes de représentation qui n’ont pas de correspondant dans le référent. ».[3] On peut ajouter parmi les définitions probantes celle de Millogo qui a dit : « Le contenu d’une langue naturelle ou d’un système de représentation qui est caractérisé par son abstrait ou général ».[4]Ainsi, la distinction entre figuratif et le thématique nous pousse à penser à celle du signifiant et du signifié. A ce propos, le thème se manifeste dans l’idée, il se perçoit par l’intelligence. La thématique est indépendante des notions sensorielles.
      Comme exemple, on prend « l’amour ». Au plan de la perception, l’amour n’existe pas car on ne peut pas le percevoir par les sens. Il n’a ni odeur ni forme ni voix ni goût. Mais il peut être aperçu par l’idée. Seuls les gestes d’amour peuvent être perceptibles mais l’amour s’éveille dans notre intelligence.


 


[1]Courtès, J. 1991 : Analyse sémiotique du discours De l’énoncé à l’énonciation, Paris, Hachette, p302
[2]Groupe D’Entrevernes, op. cit. p89
[3]Courtès, J. op. cit. p163

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